Né en Ukraine, en 1973, il commence le violon dès l'âge de trois ans avec son père. À neuf ans, à l'École Centrale de Musique de Moscou des enfants surdoués, il devient l’élève d’Irina Botchkova, disciple de Yankélévitch. Elle restera son professeur jusqu’à la fin de ses études au Conservatoire Tchaïkovski. Il part ensuite à Londres, pour un cycle de perfectionnement auprès de Mateja Marinkovic à la Royal Academy of Music.
Il est lauréat de nombreux concours internationaux (Paganini à Gênes en 1990, Vianna da Motta de Lisbonne en 1991, Tchaïkovski à Moscou en 1994, Jacques Thibaud-Ville de Paris en 1996, Sarasate en 1997, Viotti-Valsesia à Rome en 1999, Lipizer à Gorizia en 2000, UNISA à Pretoria en 2002…).
Il enregistre chez Harmonia Mundi. La collaboration a commencé en 2000, par un récital dans la collection « Les nouveaux interprètes ». Ce disque (Ravel, Schnittke, Szymanowski, avec Elena Rozanova au piano) est très bien reçu dans la presse internationale, et obtient un « Choc » du Monde de la Musique et des éloges du Strad. S’en suit l’enregistrement des deux Concertos de Prokofiev, pour le label Le chant du monde du groupe Harmonia Mundi. En novembre 2002 paraît un nouveau récital chez Harmonia Mundi (œuvres de Stravinski et de Szymanowski, avec Natalia Gous au piano). Il est récompensé par un « 10 du Répertoire » et un « Recommandé par Classica ». Le violon vagabond, paru chez le même éditeur, reçoit le « Diapason d’or », le « Choc » du Monde de la Musique, il est « Disque du mois » dans Classica/Répertoire, « Classique d’or » de RTL, il est sélectionné par Le Monde et par The Strad, et le Figaro donne comme titre à sa critique « Un seigneur du violon ». Son CD Chostakovitch, paru chez Alpha, avec deux autres Lauréats Juventus : Arthur Schoonderwoerd au piano et Marie Hallynck au violoncelle, est accueilli avec autant d'enthousiasme : « égalant David Oïstrakh » , ou encore, la Sonate… « trouve sous son archet une autre évidence que sous celui de son dédicataire » (Oïstrakh). Le premier volume d’une intégrale des trios de Brahms enregistrée avec deux autres lauréats Juventus : Françoise Groben et Peter Laul, vient de paraître.
Il joue sous la baguette des chefs comme Svetlanov, Ermler, Dmitriev, Simonov, Janowski… En France, le Théâtre de la Ville de Paris l’invite régulièrement depuis 1996, et s’y sont joints d’autres lieux de choix : les festivals de Dijon, Menton ou Divonne - où Christian Zacharias l’a choisi comme partenaire, le Châtelet, Radio France, le Théâtre des Champs Elysées, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique, l'Orchestre National d'Ile de France… L'Italie, la Hongrie, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la Corée sont également des pays où il joue dans les plus grandes salles. Quant à la Russie, il est, depuis longtemps, le chef de file incontesté de sa génération.
Son violon a été fait par Lorenzo Storioni à Cremona, en 1776.
http://www.satirino.fr/fr_sols_gm.htm